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SCENARISTES, ON A BESOIN DE VOUS !

A l'heure où les festivals du 7ème Art fleurissent avec plus d'enthousiasme encore que les fleurs dans nos jardins, nombre d'artistes aiment à rêver. Rêver de réussite, de s'exprimer et d'être entendus. D'être connus voire reconnus. Être de cet aréopage tant prisé, réunissant celles et ceux alimentant en oeuvres, écrans et festivals qui fleurissent avec, etc.

DES RECORDS EN 2011... battus en 2012 !

Bien sûr, cela demande talent, exige travail, abnégation, sueur et beaucoup d'amour, de patience, de la part de l'entourage que vous faites bien suer également.
A propos de sueur, voici quelques nouvelles du front.
En 2011, année record, 272 films ont été produits en France (hors courts métrages), pour un budget moyen de 5,45 millions d'euros par oeuvre.

=> En 2012 le nombre de productions est passé à 279 ! 

Quant aux fictions télévisuelles françaises produites en cette même année, elles représentent 4830 heures pour un investissement de 1,48 milliards d'euros. Un double record également.
Ces chiffres, très encourageants, sont partis pour ne pas chuter malgré la crise.

=> En 2015 c'est le jackpot !

304 Longs Métrages dont 68 co-productions. 
Parmi eux, 72 premiers films !
Il s'agit du plus grand nombre de films produits depuis 1952, soit 64 ans !



UN MÉTIER AUTANT QU'UN ART

Face à ce constat, force est de reconnaître que nous manquons de scénaristes.
Mais attention, contrairement à ce qu'imaginent encore maints auteurs auto-proclamés scénaristes, l'art et surtout les techniques de l'écriture filmique ne viennent pas du cosmos, et ne se trouvent pas sous les sabots du cheval de John Wayne.
"Scénariste : un métier qui s'apprend" suggère à juste titre Patrick Vanetti, directeur du CEEA, sur l'affiche de cette prestigieuse école qui forme chaque année douze étudiants dont la majorité trouve ensuite du travail.
Idem pour le Master Pro2 en scénario, créé par Fabien Boully à l'Université de Nanterre. L'an dernier, sur les quatre élèves dont j'ai eu le plaisir d'être directeur d'écriture, deux viennent de trouver producteurs. Le CEFPF forme également des dizaines de scénaristes par an. D'autres écoles ou centres proposent également des enseignements performants.

UNE POULE AUX ŒUFS D'OR

Revers de la médaille, qu'on se prend pile en pleine face, de soi-disant cours d'écriture de scénario naissent chaque jour un peu partout en France, sans aucune légitimité. Un peu comme si votre serviteur s'improvisait formateur en macramé étrusque. Le scénario est devenu une poule dont les oeufs d'or grossissent à mesure des pigeons qu'elle trouve. Je parle d'autant mieux de ce phénomène que je reçois quotidiennement des témoignages de postulants auteurs me demandant s'il est normal qu'un "formateur en dramaturgie scénaristique" impose des séances de tennis de table à ses stagiaires sous prétexte que cela stimulerait l'imagination, ou qu'un autre prétende d'emblée qu'il n'y a rien à apprendre, sinon la foi en soi et aux forces telluriques. Deux exemples véridiques que jamais je n'oserais employer dans un film, tant ils sont énormes.

POURQUOI MANQUONS-NOUS DE SCÉNARISTES ?

Reste, comme évoqué plus haut, de réelles formations. Si bien qu'une question se pose et s'impose avec force : avec tous ces professionnels sortant chaque année de divers cours sérieux, comment se fait-il que nous manquions encore de scénaristes ?
Le constat est que parmi les auteurs trouvant producteur, près de la moitié est "monocréative".
C'est-à-dire qu'un auteur sur deux créera une oeuvre unique, pas forcément dans le sens d'exceptionnelle, mais de sans suite. Après, à son propre désarroi, parfois désespoir, il s'aperçoit qu'il a tout dit, que son imagination est tarie. Le même phénomène se produit dans l'édition, où nombre de primo-écrivains ne franchissent jamais le cap de la seconde publication.
Voilà pourquoi le cinéma, la télévision, ont besoin de vous.

Or donc, en cette période du cinéma roi où l'écriture est reine, revêtez vos habits de Princes et, avec panache, brandissez votre plume... Mais une plume formée, qui ne rime d'ailleurs nullement avec formatée. Sans cela, j'ose à peine imaginer où les producteurs vous suggèreront de la ranger... Mais c'est une autre histoire. 
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